Années 90

Vaulx-en-Velin, Sartrouville, Mantes-la-Jolie, Meaux, Amiens, Epinay, Argenteuil, Tourcoing, Reims, Paris, Grigny, Melun, St-Fons, Rouen, Corbeil, Garges-lès-Gonesse, St-Florentin, Chelles, Toulon, Evreux, Schiltigheim, Mulhouse, Vénissieux et Amiens… La première moitié de la décennie est émaillée d’émeutes urbaines.
Le cinéma s’empare, tout logiquement, du phénomène. Après M.Kassovitz, c’est au tour de Jean-François Richet de développer ce sujet, dans un contexte tendu. Cependant, loin de marquer les esprits comme La Haine, il peine à trouver son public. Avec des morceaux comme, par exemple, « La Sédition » ou « Le Temps Des Opprimés » de 2 Neg et Mystik, c’est surtout sa bande originale qui laissera une empreinte durable.

Résumé :

Un ensemble de thèmes y sont abordés : le rapport à l’institution scolaire, aux forces de police, aux femmes, aux membres de bandes rivales… La thèse du film est que la violence qui baigne tous les aspects de l’existence des habitants de la cité prend sa source dans leurs problèmes économiques et sociaux. Tout en montrant sans concessions leur violence, le réalisateur tente de démontrer que ces jeunes sont conscients du caractère systémique de leurs problèmes. Les émeutes viendraient démontrer cela, puisque les jeunes y affrontent le représentant de l’État qu’est la police. Toutefois, les personnages eux-mêmes sont convaincus de l’inefficacité de telles actions, conscients que la répression de l’État viendra à bout de n’importe lequel de leurs soulèvements, parce que leur statut social marginal les empêche de bloquer l’économie. (Source : Sens critique)